Géographie sauvage, What we leave behind

FR - What we leave behind est un processus en cours.

 

Je ne reprends, ici, sous cette appellation, que certaines de mes photographies car les y mettre toutes composerait une série bien trop vaste que pour que cela reste agréable à regarder.

Ce processus est l’ensemble de mes travaux et on peut le traduire par ”Ce que nous laissons derrière nous”. 

Il traite de mon rapport au monde en tant que femme et de toute ces choses qui font traces de notre identité. 

 

Il s'agira particulièrement des traces de féminin qui nous sont communes ou particulières.

Dessins, "cartes menstruelles", photographies et autres agencements la constituent ...
Telles les peaux que nous semons au gré de leur renouvellement, et qui laissent des traces, visibles et invisibles, dans les lieux que nous traversons, habitons… 

 

Le travail photographique est, ici, essentiel. La photo agit comme mémoire, trace des fantômes de ma vie. L'émulsion sensible se décolle, se déchire, s’étend et s’étire au gré des manipulations. Le collage, l’écoline et les autres manipulations plastiques renforcent le dépassement de sa lecture première. Ainsi, des transformations s'opèrent et avec elles mes propres transformations.

Dans ce travail, l’espace et le corps sont à prendre comme des objets géographiques, comme des métaphores de l’identité qui nous constituent, frontières entre le dedans et le dehors, entre l’ombre et la lumière.

D'aucuns considèrent qu'en géographie, le corps peut être le point de rencontre des rapports du social, duspatial et du sujet, ”espace générateur d’espaces”, organisme vivant, objet et sujet d’une écologie humaine. Il a,également un rôle identitaire : il contribue à l’image de soi et à la distinction sociale ; il est aussi le lieu de l’incorporation du social, du sexe et du genre, mais aussi des attaches territoriales (Guy Di Méo).

Quant à lui, le Sauvage est, ici, à lire comme dans la relation à l’Âme. Celle par laquelle nous nous retrouvons « emplies des battements de tambour, de chants, prises par l’écoute et la prononciation de nos propres mots – nouveaux poèmes, nouvelles façons de voir, nouvelles façons d’agir et de penser » (Clarissa Pinkola Estés). Ou encore, celle qui se trouve du côté de la résistance et qui nous permet de nous [re]lier à nos intuitions et nous libère des carcans de la société.

 

 


EN - Wild Geography, 

What we leave behind is an ongoing process.  

 

It is the whole of my works and one can translate it by the trace left as testimony, to show to see other ways of being, to resist.

The questioning that pervades my work is related to all those things that we leave behind and that trace our identity.

It will be, among other things, these traces of feminine that are common or particular.

 

Drawings, "menstrual cards", photographs and other arrangements constitute it ... Like the skins that we sow at the whim of their renewal, and that leave traces, visible and invisible, in the places we cross, live ...  

 

The photographic work is here essential. The photo acts as memory, traces of the ghosts of my life.

Sensitive emulsion peels, tears, spreads and stretches as manipulations occur. Gluing, Ecoline and other plastic manipulations reinforce the passing of its first reading.

Thus, transformations take place and with them my own transformations.

 

Vues d'exposition

© 2019  Mélanie Patris – Tous droits réservés — All rights reserved.                                                                                                                                                                   melaniepatris@hotmail.com

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